Incontinence

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Incontinence urinaire : définition

La prostate est une petite glande située sous la vessie de l’homme.

Elle entoure la base de l'urètre, canal où s’écoule l’urine qui se termine par un orifice au bout de la verge.

Elle a un rôle qui est essentiel dans la reproduction.

Elle sécrète le liquide séminal qui, ajouté aux spermatozoïdes produits par les testicules, forme le sperme.

Alcalin, ce liquide diminue l'acidité des sécrétions vaginales qui pourrait détruire les spermatozoïdes.

Situées au-dessus de la prostate, les vésicules séminales contiennent le sperme.

Examens et analyses

  • Le toucher rectal
    Le toucher rectal est le principal examen de la prostate. Cette glande est située juste en avant du rectum. Le médecin peut donc en estimer le volume et la souplesse en introduisant un doigt recouvert d’un doigtier enduit de vaseline dans l’anus du patient.

  • Examen sanguin - Le taux de PSA
    L’antigène spécifique prostatique ou PSA (= Prostate Specific Antigen) est une protéine caractéristique des cellules prostatiques utilisée comme marqueur pour la détection du cancer de la prostate. Le taux de PSA dans le sang est considéré comme étant normal lorsqu' il est inférieur à 4ng/ml (4 nanogrammes, soit 4 milliardièmes de gramme par millilitre de sang).

  • L’échographie
    L’échographie utilise des ultrasons afin de produire une image de la prostate. Elle permet d'apprécier le volume et le siège de la tumeur et met en évidence un résidu post-mictionnel. Elle peut se faire soit par voie abdominale, la sonde de l'échographe appliquée sur la partie inférieure de l'abdomen, soit par voie endo-rectale. La sonde est ensuite introduite dans le rectum. Si des nodules moins denses que le reste du tissu prostatique sont détectés, l’examen devra être complété avec des biopsies.

  • Les biopsies de la prostate
    Les biopsies prostatiques, dix à vingt en moyenne, sont effectuées par voie rectale sous anesthésie locale ou, le plus souvent, par une brève anesthésie générale. Après une première série de biopsies négatives, la réalisation d’une nouvelle série peut être proposée.

  • Autres examens
    Si un cancer est détecté, il faut en rechercher les éventuelles métastases ou extension à d’autres organes. Le scanner abdomino-pelvien recherche les métastases au niveau des ganglions ou autres organes abdominaux (foie). La scintigraphie osseuse détecte l’extension du cancer aux os.

L'adénome de la prostate

L'adénome de la prostate, aussi appelé hypertrophie bénigne de la prostate ou HBP est une augmentation de volume de cette glande.

Ce n’est pas une maladie à proprement parler, mais plutôt une conséquence quasi-inéluctable du vieillissement qui survient à partir de 50 ans environ.

La prostate grossit et comprime la base de l’urètre qu’elle entoure, entraînant une gêne plus ou moins importante pour uriner.

Il faut consulter un médecin sans tarder.

Traitements médicaux de l'adénome

Les médicaments améliorent la qualité de vie du patient, mais ne font pas disparaître l'adénome.

Plusieurs consultations sont souvent nécessaires afin de trouver le médicament et le dosage convenant à un patient qui devra se faire suivre régulièrement. Il en existe trois sortes :

  • les médicaments à base de plantes (extraits de prunier d'Afrique ou de palmier nain d'Amérique)

  • les alpha-bloquants qui diminuent le tonus de la musculature lisse de la prostate, entraînant une dilatation de l’urètre et une miction plus aisée.

  • l'inhibiteur de la 5 alpha-réductase (Finastéride) qui réduit la concentration de la dihydrotestostérone, hormone en grande partie responsable de l’adénome, et entraîne un dégonflement de la glande.

Traitements chirurgicaux de l'adénome

Le traitement chirurgical s'adresse aux patients présentant des troubles très gênants pour uriner et à ceux souffrant d’une complication.

L'intervention la plus courante est la résection trans-urétrale de la prostate.

Elle consiste à enlever du tissu prostatique à travers l’urètre avec un résecteur grâce à un endoscope (caméra) permettant de voir le geste chirurgical sur un écran.

L’autre intervention est l’ablation de l'adénome par voie haute avec incision de la paroi de l'abdomen.

La séquelle la plus fréquente d’une intervention est l'éjaculation rétrograde.

Le patient n'éjacule plus à l'extérieur, mais dans la vessie.

Le prélèvement est analysé dans un laboratoire d'anatomopathologie afin de préciser le diagnostic : tumeur bénigne associée ou non à un cancer.

Infection de la prostate

L'infection de la prostate ou prostatite se traduit par des brûlures en urinant, des besoins fréquents et de faibles volumes urinés, une gêne à la miction et parfois une rétention d'urine.

Le tout accompagné d’une fièvre élevée et de frissons.

Le patient doit rapidement consulter.

Le médecin pratiquera un toucher rectal qui montrera une prostate augmentée de volume, lisse et douloureuse. Il prescrira un traitement antibactérien.

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est une maladie très fréquente, qui peut être associé à un adénome.

Il se développe souvent très lentement et reste localisé.

Il est recommandé de commencer la détection du cancer de la prostate à partir de 50 ans, voire 45 ans chez les hommes ayant un facteur de risque particulier comme un père ou un frère atteint par ce cancer.

Elle repose sur le toucher rectal et le dosage de l’antigène spécifique prostatique, le PSA.

Ces examens, qui permettent un dépistage précoce, doivent être pratiqués annuellement.

On pourrait guérir 95 % des tumeurs si elles étaient prises en charge à temps.

Lors du toucher rectal, en présence d’un cancer, le médecin perçoit un nodule sur la glande.

Mais seul l'examen anatomo-pathologique d'un prélèvement de prostate effectué sous contrôle échographique permet de faire le diagnostic.

En évoluant, le cancer peut s’étendre au-delà de la prostate aux vésicules séminales et aux organes voisins, vessie et rectum.

Découvert tardivement, il risque d’essaimer vers des organes éloignés avec des métastases au niveau des poumons, des os ou du cerveau.

Traitement du cancer de la prostate

Différents types de traitements, adaptés à chaque patient, peuvent être réalisés seuls ou associés entre eux.

  • La radiothérapie externe
    Pratiquée par un oncologue radiothérapeute, la radiothérapie externe est un traitement habituel du cancer de la prostate à un stade précoce. Cette technique consiste à exposer les cellules cancéreuses à des radiations (ou rayons) produites par une source externe qui va altérer leur matériel génétique et les rendre incapables de se reproduire.

  • La curiethérapie
    Réservée aux tumeurs localisées et aux prostates de petite taille, la curiethérapie consiste à placer des sources radioactives directement dans le tissu prostatique afin de détruire les cellules cancéreuses. L’implantation se fait avec de simples aiguilles sous péridurale ou anesthésie générale et sous contrôle échographique.

  • L'hormonothérapie
    La testostérone est une hormone masculine qui stimule la croissance de certaines cellules de la prostate, normales ou cancéreuses. L'hormonothérapie empêche la testostérone d’agir.

  • La prostatectomie totale
    Pratiquée par un chirurgien urologue et réalisée sous anesthésie générale, cette opération très efficace afin de lutter contre le cancer pris suffisamment tôt, enlève toute la prostate et les vésicules séminales. Le chirurgien essaie de préserver les nerfs de l’érection passant au contact de la prostate afin de diminuer le risque d’impuissance.
Ces informations sont destinées à répondre à la plupart des questions que vous vous posez. Elles ne sauraient être exhaustives, ni normatives. C'est un complément d'informations, qui n'aborde que des principes généraux, sans traiter du cas particulier, lequel doit être discuté avec votre médecin lors d'une consultation.
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